I comme Incorporés de force

En avril 1997, j'ai eu l'honneur et le privilège de voir ma trombine publiée dans L'Alsace à l'occasion d'une cérémonie officielle de remise du répertoire des 4243 français incorporés de force dans la Wehrmacht et décédés dans un camp russe. 

Incorporés de force : Le Haut-Rhin aide l'Allemagne 
L'Alsace, 
vendredi 11 avril 1997, p. 27

À cette occasion, Charles Haby avait remis à Urs Veit, alors directeur de la WASt (WehrmachtAuskunftStelle), un répertoire permettant de donner force détails à des dossiers conservés à Berlin et qui jusqu'alors ne mentionnaient que « mort » ou « disparu ». 

Couverture de la publication du
Conseil Général du Haut-Rhin
Ce devoir de mémoire, commencé en 1990 avec l'accès aux archives russes de l'incorporation de force, a permis au Conseil Général du Haut-Rhin d'acquérir trois ans plus tard le répertoire des prisonniers de guerre français dans les camps russes. Cette longue quête impulsée par le directeur des Archives départementales du Haut-Rhin a montré ce que les archives allemandes et russes étaient en mesure d'apporter. 

Toutes les opérations qui ont permis de mieux faire connaître le sort des incorporés de force sont rappelées dans une publication de 1997 préfacée par Jean-Jacques Weber. Le mot du président s'ouvre sur cette question :
Quel Alsacien n'a pas dans sa famille un incorporé de force ? 

Commentaires

  1. Merci de rendre hommage aux Alsaciens et Mosellans qui ont été incorporés de force dans l'armée allemande. Dans ma famille, il y a notamment mon grand-père, parti sur le front le jour de son anniversaire en 1923 et aussi un frère de mon arrière-grand-mère, qui lui est décédé cette même année en Ukraine. A bientôt pour en reparler, d'ici quelques jours.

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    1. Chez moi, les hommes étaient trop vieux ou trop jeunes pour être incorporés ! Une chance...

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  2. Intéressant ! Est-ce qu'on sait s'il y a des traces aussi dans les archives Allemandes ou Russes des malgré-nous mais qui ne sont pas décédés, ceux qui ont eu la chance de revenir ?

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    1. De mémoire, les archives allemandes gardent la trace des blessés. Pour les russes je ne sais pas. Je devais creuser la question après-demain avec le directeur des AD68 !

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    2. Il est possible de récupérer les dossiers de soldats allemands de la deuxième guerre mondiale, et donc des Malgré-nous, auprès de la WASt. J'ai prévu un article sur ce sujet en lettre M ;)

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    3. Vivement après-demain ! Moi, j'ai écrit au mois de février mais je n'ai pas encore eu de réponse... je ne peux donc pas me prononcer sur le contenu. Lorsque j'avais visité la WASt en juin 1994, j'ai le souvenir que l'on m'avait dit qu'il fallait que le militaire soit blessé pour retrouver une trace... mais depuis, je n'ai lu cette information nulle part et j'ai sans doute mal compris.

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