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X comme XIe Région militaire

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La lettre X du Challenge AZ nécessite toujours une certaine gymnastique. Il y a d'une part l'approche de la ligne d'arrivée et d'autre part les obstacles des Y et Z à franchir ! Vous ne m'en voudrez donc pas de ce choix discutable mais néanmoins en phase avec ma problématique 2017. 
En effet, il s'agit ici d'illustrer la numérotation des hôpitaux qui se fait par Région militaire (RM) ; celle-ci correspond à un découpage administratif du territoire qui regroupe de 2 à 5 départements devant compter approximativement le même nombre de recrues. 

À titre d’exemple, on recherchera l'hôpital complémentaire n° 2 de Nantes parmi les archives de la XIe Région militaire. Le centre de documentation du Musée du Val-de-Grâce conserve ainsi une trentaine de cartons, cotés A 169 à A 200 qui permettent de retracer l’historique de la plupart des hôpitaux, classés par Régions militaires.

W comme Wagons

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Mon petit doigt me dit que je ne suis pas la seule à consacrer la lettre W du #ChallengeAZ 2017 aux Wagons ! Personnellement et en parfaite cohérence avec mon thème de cette année, je m'intéresse exclusivement aux trains sanitaires qui jouent un rôle déterminant dans l’évacuation des blessés. 

Le règlement de 1910 en identifie trois catégories : les trains sanitaires permanents, improvisés et ordinaires. Dès octobre 1914, une quatrième catégorie apparaît, les trains sanitaires semi-permanents dits « mixtes », capables d’emporter à la fois des blessés couchés et assis. 
En temps de guerre, les chemins de fer sont réquisitionnés par l’autorité militaire. Matériel et personnel sont affectés au transport des troupes militaires et c’est en partie grâce à ces trains ordinaires que les blessés sont rapatriés vers les hôpitaux de l’arrière et de l'intérieur. Le projet Transparence Archives met à disposition du grand public des documents sur l’évacuation des blessés par voies ferrée…

V comme Val-de-Grâce

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Les sources sur les blessures de guerre du premier conflit mondial sont multiformes ce qui a une conséquence plus ou moins directe sur leur lieu de conservation.

Pour ne citer qu'un exemple, les Archives municipales de Lyon détiennent les archives des Hospices Civils de Lyon (HCL) dont les registres d’observations médicales (ROM), de diagnostics ou encore les résumés d’interventions. Les supports photographiques ont été quant à eux été confiés à la Bibliothèque municipale de Lyon alors que les moulages des gueules cassées sont restés au Musée des Hospices Civils de Lyon.

De fait, il peut s'avérer utile de passer par la base Joconde qui recense plus de 6,5 millions de documents et plus de 4,8 millions d'images sur le patrimoine culturel et permet de rechercher simultanément dans différentes sources conservées dans des musées, des bibliothèques ou des services d’archives. Cette démarche m'a permis notamment de retrouver la trace des moulages de gueules…

U comme Union des blessés de la face et de la tête (UBFT)

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L’Union des Blessés de la Face et de la Tête (UBFT) est fondée en 1921 par trois grands blessés de la face pour venir en aide aux combattants défigurés dont une grande partie des handicaps n'était pas encore couverte par le code des pensions militaires. Dès 1927, l’association est reconnue d'utilité publique. En 2014, l’UBFT a contribué à organiser un colloque intitulé « Gueules cassées – Un nouveau visage » dont la synthèse des débats est disponible en ligne


Une vidéo publiée à cette occasion présente les actions de l’association et notamment son rôle dans la création de la Loterie nationale. Cette association conserve en outre les bulletins qu’elle a publiés depuis sa création ainsi que de nombreuses sources iconographiques et audiovisuelles.


Eugène Fournier était le grand-père maternel de l’écrivain Marc Dugain. C’est de son histoire que s’est inspiré l’auteur pour écrire son premier roman La Chambre des officiers. Mobilisé en 1914, il est accidenté dès son a…

T comme Témoignages

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Témoignages sur la Grande Guerre ou œuvres de l'esprit, les souvenirs des combattants blessés sont aussi nombreux que variés dans leur forme et sur le fond.

Au front et à l’arrière, les artistes et les écrivains offrent une vision de la Grande Guerre et exprime le traumatisme des combattants dans leurs œuvres, tel Gustave Blanchot, connu sous le nom de Gus Bofa lorsqu’il expose sa « peau rapportée du front et de l’hôpital ».
Durant la Première Guerre mondiale, André Mare créé des camouflages pour l’armée française et peint sur le vif ses impressions éditées dans ses « Carnets de guerre 1914-1918 ». Gravement blessé par des éclats d'obus, il est opéré par Georges Duhamel, mais meurt prématurément en 1932, des suites de son gazage à la guerre.

Blaise Cendrars relate son expérience de la guerre dans son ouvrage La Main coupée publiée en 1946. Trente ans plus tôt, le dimanche de Pâques 1916, il pose en uniforme, quelques mois après sa mutilation.
À titre anecdotique, Maurice L…

S comme Soldat inconnu vivant

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Après avoir été en communauté de pensée avec le blog de Geneanet sur plusieurs lettres de ce challenge, notamment la carte du combattant, je rejoins le point de vue de Frédéric Plancard qui consacre son défi 2017 aux trésors qui se trouvent dans les pages des journaux. 
Dans mes lettres H et I, j'ai également eu l'occasion de démontrer l'importance de la presse publiée en ligne à travers l'exemple du journal Le Petit Havre.Pour ce qui est des problématiques sanitaires de la Première Guerre mondiale, l'impact sur la société est très important et aussi bien la presse nationale que régionale s'en font l'écho.

Les « Gueules cassées » physiques et psychiques de Sandrine Heiser

On peut ainsi, grâce aux journaux publiés en ligne, suivre l'histoire d'« Anthelme Mangin », ce soldat amnésique qui faisait partie d'un convoi de soixante-cinq déments, mais qu’aucune fiche ne permettait d'identifier. 
Son identité est finalement avérée en 1938, comme étan…

R comme Renoir

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Sérieusement blessé à la jambe le 27 avril 1915 dans les Vosges, le sous-lieutenant Jean Renoir est évacué et hospitalisé à Gérardmer. Le futur cinéaste était à cette époque affecté au 6e bataillon alpin de chasseurs à pied. Grâce au contrôle nominatif établi par son régiment à partir des listes de blessés transmises par les formations sanitaires, on parvient à retrouver la durée de son séjour et les dates exactes de son passage. 
Tenus pour les militaires des corps de troupe, ces contrôles relatent nominativement tous les malades présents à l’hôpital au 1er jour du trimestre et ceux qui y sont entrés pendant les trois mois avec l’indication des mutations.


De fait, parmi les malades traités dans les formations sanitaires pendant le 2e trimestre 1915, la présence de Jean Renoir à l’hôpital d’origine des étapes 31/2 de la 7e armée est bien mentionnée du 28 au 30 avril. Ces registres précisent en outre si le militaire est hospitalisé pour maladie (M) ou suite à une blessure (B…