E comme Émile militaire

J'ai déjà évoqué à plusieurs reprises, mes grands-pères qui s'appelaient tous les deux Émile, sans doute en raison du coté passe-partout de ce prénom qui se prononce de la même manière en allemand et en français...

En 2014, dans S comme Schwartz, j'ai publié le portrait de mon sosa 6, très à son avantage dans sa tenue militaire. Il faut dire qu'il était plutôt séduisant mon grand-père maternel et plein d'humour, ce qui ne gâche rien ! Pour ce qui est du père de mon père, l'unique photo que j'ai partagée de lui, dans C comme Cendrine, n'est pas vraiment à son avantage : âgé, vouté et mettant en évidence son bras coupé, suite à un accident en 1942.

Émile Heiser en uniforme vers 1928
entre deux-guerres

Né en 1908, Émile Heiser est devenu français à 10 ans et est appelé sous les drapeaux entre deux-guerres. C'est entre 1928 et 1929 que ce fier portrait en uniforme a été pris, immortalisant les 20 ans de mon grand-père dans l'armée française, durant les 18 mois de son service militaire au sein du 61e régiment d'artillerie de campagne.

Lorsque ma sœur ainée a vu le jour, une habitante du village natal de mon père a eu le bon goût de dire à ma mère qu'elle n'avait jamais vu un bébé qui ressemblait autant à son grand-père ! Anecdote que ma mère a moyennement appréciée et qu'elle évoque régulièrement ! Car l'une des vocations du portrait, c'est aussi de pouvoir jouer au jeu des ressemblances et de permettre ainsi de se raccrocher à une branche ou à une autre...

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