L comme Léonore

La base de données Léonore est bien connue des généalogistes car elle donne accès aux dossiers nominatifs des personnes nommées ou promues dans l'ordre de la Légion d'honneur et décédées avant 1977. De fait, les militaires blessés durant la Grande Guerre qui ont ainsi été distingués disposent d'un dossier de Légion d'honneur conservés par les Archives nationales et le plus souvent accessible en ligne. 

On y trouve par exemple le dossier d'Albert Jugon, déjà mentionné dans ce challenge et qui renseigne par ailleurs sur un autre légionnaire, André Cavalier, qui faisait également partie de la délégation des Gueules cassées à Versailles.

Lettre conservée dans le dossier du légionnaire Albert Jugon (AN 19800035/127/16084)

Le dossier d'André Cavalier n'est pas encore accessible en ligne car le document le plus récent qui s'y trouve date de 1979. Or, le délai de communicabilité des dossiers est de 50 ans à compter de la date du document le plus récent conservé dans le dossier.

Dans les dossiers des membres de la Légion d'honneur, on peut retrouver des informations très précises sur les blessures de guerre, notamment dans les états de service des militaires.

Détail des états de service du colonel Picot (AN LH/2149/75)

À titre d’exemple, le dossier du colonel Yves-Émile Picot permet de retracer précisément son parcours médical depuis son évacuation sur l’ambulance 3/18 jusqu’à son entrée à l’hôpital auxiliaire n° 513.

Il est à noter que les dossiers d'anciens combattants de la Première Guerre mondiale pour lesquels l'attribution de la Légion d'honneur semble avoir fait l'objet d'une procédure simplifiée ne se trouvent pas aux Archives nationales.

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