E comme Esquirol

Les sources produites par les établissements psychiatriques sont principalement conservées par les archives départementales (AD) dans la série X, voire quelquefois H-dépôt. À titre d'exemple, les archives de la Maison nationale de Charenton devenue l'hôpital Esquirol sont à rechercher aux AD du Val-de-Marne.

Près de 900 combattants sont admis jusqu'en 1918 dans cet établissement et les militaires continuent à y être soignés bien après la fin du conflit comme l'atteste les registres de comptabilité des pensionnaires militaires (4X 473-491). Ces blessés psychiques sont traités au titre de l'article 55 de la loi du 31 mars 1919 sur le droit à réparation pour les anciens combattants et victimes de guerre, également appelée « Charte du Combattant ».

Détail du certificat d'entrée de Jean Bioret
(Archives départementales du Val-de-Marne, 4X 988)
Pour la période de la Grande Guerre, les militaires sont inscrits sur un registre spécifique (4X 598-599) qui précise le plus souvent les noms et prénoms du malade, son régiment, son grade ainsi que sa date d'entrée et de sortie, ou le cas échéant celle de son décès. Ces cahiers permettent notamment à l'établissement de pouvoir justifier leurs demandes de remboursement auprès du Service de santé des armées.
Les dossiers individuels des militaires internés de 1906 à 1926 (4X 986-994) contiennent notamment le rapport circonstancié du médecin à l’origine de l'admission qui précise les types de névroses.



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